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Faut-il réguler les loyers à Bruxelles ?

Mis à jour le : 16/04/2026

A Bruxelles, trouver un logement abordable est devenu presque impossible. Une régulation des loyers est nécessaire.

Depuis le 1er mai 2025, les Juges de Paix peuvent réviser les loyers dits « abusifs », après avoir éventuellement demandé un avis à la Commission Paritaire Locative (CPL). La CPL peut aussi être saisie par différents acteurs, pour obtenir un avis sur le caractère raisonnable d’un loyer, en dehors de toute procédure en justice. Même si ces dispositifs ne sont pas parfaits, c’est un premier pas dans la bonne direction pour garantir l’accès au logement à coût abordable.

Des arguments pour attaquer la régulation des loyers

On entend souvent des arguments pour détricoter ces premières initiatives.

  • Sont-ils corrects ?
  • Que disent les études ?

Nous vous proposons une analyse détaillée de 9 des arguments utilisés par les opposants à la régulation des loyers.

  1. « Réguler les loyers va freiner les investissements dans le marché locatif privé et impacter négativement l’offre locative. »
  2. « Pour faire baisser les prix des logements, il ne faut pas réguler les loyers mais augmenter la production de logements privés. »
  3. « Réguler les loyers, c’est toucher aux revenus de petit·es propriétaires pensionné·es qui en ont besoin pour vivre. »
  4. « Les exemples d’autres grandes villes montrent que la régulation des loyers ne fonctionne pas et/ou a pour effet de réduire l’offre de logements locatifs. »
  5. « Bruxelles ne pratique pas des loyers particulièrement élevés si on la compare à d’autres grandes villes européennes. Il est donc superflu d’y réguler les loyers. »
  6. « Les nouvelles normes de rénovation des logements imposent aux propriétaires des travaux trop lourds pour eux. Ils doivent être pris en charge par les pouvoirs publics et/ou répercutés sur le montant du loyer. »
  7. « La grille des loyers bruxelloise est obsolète et non représentative du marché. »
  8. « La nouvelle Commission Paritaire Locative ne servira à rien pour les locataires. »
  9. « Si on conditionne l’octroi d’une prime à la rénovation au conventionnement du loyer, les petit·es propriétaires vont être contraint·es de revendre leurs biens à des grosses sociétés immobilières peu scrupuleuses. »

Découvrez notre analyse dans ce document.