Soupçon d’intoxication au monoxyde de carbone (CO) : que faire ?
Mis à jour le : 09/03/2026
En présence de symptômes (malaises, nausées, vertiges, maux de tête), si vous suspectez une intoxication au CO :
- Veillez à votre propre sécurité : ne pénétrez pas sans évaluer la situation dans un espace où se trouve une victime inconsciente. Appelez immédiatement les services de secours.
- Aérez le local : ouvrez portes et fenêtres si vous pouvez le faire sans vous mettre en danger.
- Appelez les services d’urgence au 112 en signalant que vous suspectez une intoxication au CO. Si la personne est inconsciente, signalez-le.
- Arrêtez l’appareil, si possible (un appareil au charbon ou au bois ne peut être arrêté !).
- Sortez la ou les victime(s) du local.
- Commencez la réanimation si la victime ne respire plus ou…
- Installez la victime en position latérale de sécurité, c’est-à-dire couchée sur le côté pour éviter qu’elle ne s’étouffe dans ses vomissements.
(Source : https://www.centreantipoisons.be/intoxications-au-co/co-vergiftiging#Behandeling)
Quels sont les points d’attention lors d’une visite à domicile ?
Les travailleurs sociaux ne sont pas des techniciens plombiers-chauffagistes. Ils n’ont pas les compétences d’un professionnel du bâtiment. Néanmoins, certains éléments peuvent attirer leur attention lors des visites à domicile :
1. Le contrôle périodique – l’entretien des installations a-t-il été réalisé récemment par un technicien PEB ?
Le contrôle périodique doit être réalisé tous les 2 ans, par un un technicien chaudière PEB G1, pour une chaudière ou un chauffe-eau au gaz et tous les ans, par un technicien chaudière PEB L, pour une chaudière au mazout. La responsabilité finale de veiller à respecter cette réglementation incombe au propriétaire. Cependant, la réglementation prévoit que la réalisation et le coût incombent au locataire.
Lors de sa visite, le technicien chaudière PEB effectue l’entretien, vérifie les exigences de bon fonctionnement de l’appareil, vérifie sa compatibilité au nouveau gaz riche et rédige une attestation de contrôle périodique PEB.
Il est très fréquent que des techniciens refusent de procéder au contrôle périodique ou à une réparation lorsqu’ils constatent une non-conformité. Ils repartent donc sans faire la moindre action et surtout en ne remettant pas de document. L’objectif est d’éviter d’être la dernière personne à être intervenue sur l’appareil pensant qu’en cas d’accident, ils ne devraient pas avoir à se justifier.
Ce raisonnement, en plus d’être faux, est aussi et surtout irresponsable. Les techniciens agréés sont formés pour repérer les non-conformités tant au niveau des appareils qu’au niveau des espaces d’installations. Ils sont donc tenus d’avertir officiellement l’occupant en lui remettant une attestation sur laquelle figurent les différents manquements et de renvoyer cette attestation à Bruxelles Environnement. En cas de danger grave, il est sensé contacter lui-même SIBELGA pour le signaler.
S’il devait donc y avoir un accident et que le technicien a fermé les yeux, il pourrait donc être inquiété pour ne pas avoir signalé ce problème.
Il a le droit de ne pas réaliser d’actes techniques, mais il est obligé de remettre une attestation sur laquelle il peut indiquer les raisons pour lesquelles il n’a pas réalisé ces actes.
Cette attestation peut être utilisée dans le suivi pour faire remettre l’installation aux normes.
2. L’installation respecte-t-elle les normes de ventilation et d’apport d’air nécessaires ? Les grilles de ventilation ne sont pas obstruées ?
Pour comprendre les exigences minimales nécessaires en fonction du type d’appareil, le CASE a réalisé une fiche technique disponible ici : Risque d’intoxication au CO
3. Le dispositif d’évacuation des gaz brulés est-il en bon état ? Son point d’arrivée à l’extérieur du logement est-il bien loin d’une entrée d’air vers le logement ?
4. Si vous disposez de l’appareil, des mesures peuvent également prises par un détecteur de CO.
Le CASE met cet équipement gratuitement à disposition des travailleurs sociaux qui réalisent des visites à domicile sur simple demande via ce formulaire. Nous pouvons également vous accompagner à domicile au besoin.
En cas de doute, et/ou si vous ne disposez pas de détecteur de CO, n’hésitez pas à contacter le SIIG (Sibelga) pour qu’ils viennent contrôler les installations.
Le service spécialisé dans le contrôle des installations intérieures de Sibelga (SIIG) intervient à la demande des autorités ou des particuliers pour évaluer la conformité des installations, notamment sur les émissions de CO. En cas de problème, les appareils défectueux ou le compteur sont scellés. Il revient alors au propriétaire/locataire de faire intervenir son plombier/chauffagiste. La réouverture du compteur ne sera ensuite réalisée par Sibelga que sur présentation d’un certificat de conformité de l’installation délivré par un organisme agréé.
Coordonnées du SIIG : 02 274 33 68
Si vous ne réalisez pas de visites à domicile, vous pouvez néanmoins contribuer à prévenir les risques en :
- posant la question de l’entretien régulier des installations
- étant attentif à des plaintes éventuelles relatives à la santé
- diffusant de l’information auprès de vos publics.





